lundi 28 novembre 2011

Et pour finir, l'Afrique du Sud

Bonjour tout le monde!

On vous avait laissé a la Reunion, on vous retrouve en Afrique du Sud!
Mais decalage du blog oblige, nous voilà déjà à la fin de nos vacances en Afrique du Sud... Ces 15 jours seront passés à toute vitesse!
On a quitté Alix et Caroline pour retrouver Andy et Denise a Johannesbourg! Une nouvelle fois nous avons eu droit à un accueil des plus chaleureux!

C'était très sympa de les revoir! On est resté chez eux le temps de préparer la suite du voyage. On avait rencontré Andy et Denise lors de notre sejour plongée a Palau, en micronesie. Etant eux meme plongeurs ils ont été de bons conseils pour notre programme plongée sud africain!

On a été également invité chez les parents de Denise pour manger un Braai (comprendre un barbecue, une institution ici) du pain, des oignons frits, des petits legumes, des boeries (les saucisses afrikaans indispensables) et du chutney peche delicieux (une sauce typique d'ici, declinee a differents parfums) bref un très bon barbecue et une ambiance très sympa!
On a par ailleur gouté a deux autres specialités locales : les koeksisters (pate de beignet tressée et enrobée de sirop de canne) et la milk tart (une tarte au lait saupoudree de cannelle) Ces patisseries sont très sucrées mais succulentes!
On a gouté egalement (pas tout ça dans le meme repas je vous rassure) la Biltong , de la viande sechee tres appreciee ici et pas mauvaise du tout!

Le jeudi, apres 3 jours très agréables passés en leur compagnie, on les quittait et le samedi Denise et Andy se mariaient! Tous nos voeux de bonheur aux jeunes mariés qui ont été plutot relax de nous accueillir à 3 jours de leur grand jour J! ;-)


Notre premiere destination a été la ville de Durban, on ne s'y est pas attardé car le temps était mauvais et on avait prévu de rejoindre sans trainer la petite ville d'Umkomaas, sur la cote, afin de mettre le nez sous l'eau et d'aller voir d'un peu plus près les requins des eaux sud africaines!
A l'arrivée dans notre chambre de backpacker, j'ai (Olwen) vite regretté nos chambres si calmes et si propres de chez les parents de Caroline et de chez Denise... ah c'est qu'on s'habitue vite au "luxe" du statut d'invité... oui oui!
On a eu droit à un changement de chambre pour cause de dizaines de petits insectes qui tombaient pile poil au dessus de la tete du lit... Le temps n'etant donc pas terrible, on a passé deux jours plutot tranquilles a Durban. On s'est baladé un peu en ville et sur le front de mer et on s'est rendu au très instructif musée de l'Apartheid.


Pass Book, référence l'identité et les déplacements des noirs pendant l'apartheid

On ne va pas pouvoir (et on n'en a pas la prétention) vous résumer en quelques lignes l'histoire mouvementée de l'Afrique du Sud mais on vous invite vraiment à prendre le temps de vous renseigner sur ce pays. Pour faire suite à notre visite du musée de l'Apartheid, 2 mots a ce sujet: (meme s'il en faudrait bien plus)
La politique d'Apartheid a été mise en place en 1948 et a perdurée officiellement jusqu'en 1991.C'est une politique raciste.

(Wikipedia) : "[c'est] une politique dite de " développement séparé " affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées"
En l'occurence les Blancs étaient privilegiés et les noirs discriminés, et on ne se mélangeait pas.
En 1991, le gouvernement abolit les dernières lois de l'Apartheid et dans la foulée Nelson Mandela est libéré (après une 30aines d'années de détention), en 1994 il est élu President! (le premier president noir du pays)
S'en est suivi dans le pays une "revolution douce", le pays s'est metamorphosé en très peu de temps sans épisode violent majeur.


On doit s'arreter là car notre vol pour l'espagne décolle dans quelques heures!
On n'a donc pas le temps de vous en raconter plus pour l'instant... on fait durer le plaisir! ;-)
la suite dans quelques jours donc!

Les photos de Johannesbourg et Durban en ligne.

mardi 15 novembre 2011

Détour par la France... à la Réunion

Nous venons de terminer notre escapade à la Réunion. Après Madagascar, on franchit un pas de plus vers la France, nous voilà carrément dans un département français. Seuleument une quinzaine de jours prévus sur place, on choisit de se focaliser plus sur les randos qui sont parait-il magnifiques.
A l'arrivée nous sommes accueillis par Caroline et Alix, deux amis rencontrés en Australie. On est reçu comme des rois, on profite de ces deux premiers jours avec eux pour organiser la suite du séjour : itinéraire, récupération de matériel, courses, ... et nous voilà parti vers les cirques.

Nous allons passé une douzaine de jours pour visiter en partie les trois cirques (Salazie, Mafate et Cilaos), le “Piton des Neiges” (sommet de l'ile et de l'océan indien) et le “Piton de la fournaise” (volcan actif).

Nous commençons par le mignon petit village de Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie. Sur place on visite une maison créole traditionnelle, avec un jardin joliment fleuri. Plantes, traditions, architectures, un condensé de culture locale en une heure.

Le lendemain, on rentre dans le vif de l'action : première journé de randonnée, on part tot pour profiter des meilleures conditions climatiques... et des beaux panoramas :-) on vous a dit que l'intérieur de l'ile a été classé récemment au patrimoine mondiale de l'humanité ?
Ci dessus la vue sur le cirque de Salazie.

Passage du col et premier aperçu sur le cirque de Mafate, nous devons dormir au pied du rocher pointu... c'est beau mais c'est loin :-) Mafate qui signifie en Malgache "celui qui pue" ou "celui qui tue" !

Vue depuis Aurere, l'ilet (village) au pied du rocher de la photo précédentes

Outre ces magnifiques paysages, le cirque de Mafate présente une autre particularité : il n'y a aucune route ! tout les accès se font à pied. On retrouve une certaine tranquilité du Népal, sauf qu'ici ce ne sont pas des porteurs qui marchent pendant des jours pour livrer la nourriture et les matériaux, mais ce sont des hélicoptères !
Il y a 6 accès au cirque, chaque ilet (moins d'une dizaine) se trouve à moins d'une journée de marche d'une route. A peu près 700 habitants dans le cirque. Chaque ilet dispose d'une école primaire (sauf un) et d'un dispensaire, où un médecin vient faire une permanence une fois par mois. Pour s'approvisionner, chaque famille (et épicerie, gite,....) part faire les courses en ville (une fois par mois par exemple), puis se fait livrer la commande dans la semaine par hélicoptère, qui lui est à charge (plus de 200€). Selon les ilets, il peut y avoir des variantes, certaines familles mutualisent les trajets.

Le dispensaire d'ilet à Bourse. Il y a aussi de infirmières itinérantes qui se déplacent à pied dans le cirque pour soigner les gens.

Bivouac à 3 roches, au milieu des filaos. Pour profiter du cirque, nous randonnons entres les ilets, sac à dos au dos, et campons soit dans des campings soit dans des endroits où le bivouac est toléré. Les sacs sont par conséquents un peu lourd à porter mais on est libre de faire ce qu'on veut et de changer nos plans au dernier moment. Et financièrement c'et aussi beaucoup plus intéressant.

Nous faisons tout de même très attention avec les feux, en ce moment il y a un énorme incendie au dessus du cirque, à côté du point de vu du Maido, nom malgache qui signife... celui qui brule :-(


Vue sur l'ilet de Marla en quittant le cirque par le col du Taibit

De l'autre coté du col, le cirque de Cilaos, complètement dans les nuages alors qu'il fait grand bleu sur Mafate

A la descente, pause à la masion à tisane, spécialiste en infusions naturelles. Pour nous ça sera la spéciale descente, pour éviter les courbatures. A la monté les gens prennent l'ascenseur, une infusion qui donne du tonus. C'est notre chance, on est dimanche et il y a un barbecue prévu : poulet grillé et salade complète ave des fleurs, un régal !

Repos l'après-midi à Cilaos, on en profite pour gouter le vin local. Il s'agit de vin rouge très sucré et fruité, qu'on prendrait chez nous plutot à l'apéro.

Le lendemain on part pour l'ascention du Piton des Neige, sommet le plus haut de l'océan indien ! On n'est pas très bien équipé niveau duvet alors on s'achète 2 couvertures polaires avant de partir, il faut dire qu'on compte bivouaquer au sommet !
Le Piton des neige est un volcan éteint ou plutot endormi, sa dernière éruption remontant à 10000-12000 ans. On peut confirmer qu'il n'est qu'endormi : on l'a entendu ronfler à Mafate ! Si Si ! Deux tremblements de terre nocturnes pendant les quelques jours sur place, ça rappelle la Nouvelle-Zélande.

Arrivée au sommet (3070 m), le ciel est assez bouché autour de nous mais bleu au-dessus, du moins par intermittence. On domine la mer de nuage que le vent pousse sur les pentes du piton.

On profite du coucher de soleil et on espère que le temps va s'éclaircir pour le lendemain matin.

Mais lendemain le temps s'est dégradé, seul le brouillard nous etoure. Quelques vaillants randonneurs sont quand mêmes montés en espérant qu'il ferait plus beau au sommet, 2 heures de rando dans le brouillard pour venir du gite tout de meme! Heureusement pour nous des abris en pierre ont été montés pour protéger du vent, c'est parfait pour planter une tente et se protéger un minimum. On propose un thé aux randonneurs transis de froid, en échange ils nous laissent de l'eau qui leur sera peu utile par ce froid. On décide de rester un journée de plus au sommet en espérant que le lendemain matin sera plus chanceux.


Pendant la journée le temps s'éclaircit de temps en temps, le soleil de plomb (on est à 3000 m) s'alterne avec le brouillard, la transition prend moins de 2 minutes !

Le lendemain on a plus de chance, ciel dégagé sur une partie de l'île, on profite du lever de soleil. On prend ensuite la direction du piton de la fournaise au sud.

Au passage, beau point de vue sur Cilaos et le plateau e Kerveguen.

Le reste de la rando se passe dans de moins bonnes conditions, la pluie nous rattrappe et ne nous lache pas pendant le reste de la rando. On arrive à Bourg Murat trempe et frigorifié. Heureusement l'office du tourisme nous trouve un camping chez l'habitant, très sympa, de quoi se refaire une petite santé pour partir aborder le volcan le lendemain.

La chance nous sourit au réveil, il fait beau et on nous prend en stop en moins de trois minutes pour nous déposer au début de la rando. Le stop marche très bien à la réunion en général et sur les sections empruntées par les randonneurs en particulier.

Vue depuis le cône sur la caldera, les différentes couleurs sont le témoignages de coulées de lave différentes. La noire date de 2010 !

Olwen en plein recherche de belles pierres pour son papa :-)

Dans la caldera, de nombreux cones sont apparus au grès des éruptions

Le cratère principal : le Dolomieu, impressionnant par sa taille. Mais le principal attrait de la rando (5h A/R) est de marcher sur le cone et de traverser les différentes coulées tout en observant les beaux paysages aux alentours.


Il est déjà temps de revenir sur Saint-Denis rejoindre nos amis et passer le week-end avec eux avant le départ pour l'Afrique du Sud.

Encore une fois, beaucoup de photos , la sélection est difficile :
- cirque de Salazie
- cirque de Mafate Nord
- cirque de Mafate Sud
- Cilaos
- Piton des neiges
- Piton de la fournaise

PS : nouveau numéro en afrique du sud : 0027 7 63 529131

PS 2 : cela fait 3 ans à un jour près que nous avons quitté la France ... et nous rentrons dans un mois.

PS 3 : Nico (mon cher coloc), tu as remarqué que nous avons abordé le continent africain, ce qui veut dire qu'avec ton mois de retard de lecture on doit déjà être rentré... j'espère que tu as mis des bières au frais car il est possible que ce soir on sonne à ta porte :-D

vendredi 28 octobre 2011

Madagascar, on est sous le charme !


Bientot le départ pour la Réunion, dans quelques heures. On a bouclé notre périple malgache. Qu'on se le dise, Madagascar ne se visite pas en trois semaines, ni en un mois ou ni meme deux... il faut du temps pour se déplacer et il faut du temps pour profiter. Sur 29 jours dans le pays, nous en avons passé 9 en transport (taxi brousse ou 4x4), les distances sont longues et on roule lentement, 50km/h de moyenne max. Ceci dit les paysages sont magnifiques sur les trajets :-)


Revenus de notre escapade pirogue, nous avons commencé à descendre la RN7 (la route du sud). Tout d'abord Fiana où nous sommes restés deux jours et où nous ont rejoint julien et géraldine, des amis que nous avons rencontré sur la pirogue. Ensuite Ambalavao et son célèbre marché aux zébus. Puis nous sommes allés tous les quatre à Ranohira, point d'entrée du parc de l'Isalo. Là nos routes se sont séparées : le sud pour géraldine et julien, le retour vers Tana pour nous. Comme il y a deux jours de transports pour remonter, on s'arrete une journée sur la route, à Ambositra.

La vielle ville de Fiana surplombe le reste de la ville, c'est très mignon. julien et géraldine nous rejoignent et on décide de faire un bout de chemin ensemble. Plus on est de fou plus on rit.

Tous les quatre au marché d'ambalavao, à la mode locale avec des chapeaux.

Usine de tressage de soie (sauvage et élevage), viste guidée intéressante

Usine de papier, utilisé pour faire des albums photos, des menus, du papier à lettre, ...

Le fameux marché à zébu, on a beaucoup hésité mais on n'a pas acheté de zébu, trop encombrant à ramener :-)

Nous allons ensuite à Ranohira où on prévoit de passer 2/3 jours dans le parc national de l'Isalo. On trouve un guide en arrivant et nous voilà parti. On part seuleument pour 2 jours car le troisième on a trouvé un endroit pour voir la finale de rugby ...


Au menu du parc : des beaux paysages, des animaux, des plantes, et de la culture malgache bien sur. Nous avons la chance de tomber sur un super guide, Heytman, très compétent et très sympa. Que ce soit la journée ou le soir en bivouac on a passé de très bons moments.





Les paysages sont vraiment magnifiques, l'Isalo mérite sa réputation de Colorado malgache. Canyons, piscines naturelles raffraichissantes, marche sur les cretes, on en prend plein les yeux pendant des heures !

Pachypodium en fleur


Sur la route on croise plusieurs familles de lémuriens (maki en malgache). Farouches dans la nature, ils sont beaucoup moins timides au campement, et on peut les approcher très facilement.



Un phasme en parfait mimétisme, Heytman a des yeux de lynx !

Tombeau temporaire Bara (l'ethnie majoritaire ici). Lorsqu'un Bara décède il est tout d'abord enterré dans un tombeau temporaire, il s'agit d'une grotte au pied des falaises. Le cercueil est mis dedans et des pierres sont mises pour fermer l'entrée. Le corps du défunt reste dans ce tombeau en attente d'un tombeau définitif, il faut attendre que le corps se décompose et que la famille réunisse assez d'argent et de betes pour feter dignement le mort. Au bout de quelques années, quand les conditions sont réunies, la cérémonie du retournement des morts a lieu. Le tombeau est ouvert, les os du défunt sont nettoyés par la famille dans un lieu sacré, et sont replacés dans un nouveau cercueil (une boite en fait). On fait la fete pendant plusieurs jours selon la richesse de la famille. Le nouveau cercueil trouve ensuite une place dans le caveau définitif : une grotte en hauteur. Le cercueil du tombeau temporaire est laissé devant la grotte pour indiquer qu'elle a deja été utilisée, et qu'il ne font pas y mettre un autre corps.

Avec son doigt plié, Olwen désigne un tombeau définitif. Il est fady (tabou) de montrer du doigt des tombeaux, mais on peut le faire en pliant l'index. Dans cette falaise, le cercueil a été placé en rappel !
Dans les autres ethnies, les traditions sont différentes : il peut n'y avoir qu'un tombeau définitif (et pas de temporaire) mais plusieurs cérémonies de retournement des morts ont lieu pour s'assurer que les esprits se portent bien.
Quelques autres traditions en vrac :
- tous les enfants sont circoncis, lors de la circoncision le papa de l'enfant doit manger le prépus, s'il refuse il peut choisir de le mettre sur un fusil et tirer en l'air.
- chez les Bara, lorsque la femme d'un homme accouche, sa belle-mère vient le voir et lui demande de laisser sa fille se reposer sexuellement, c'est à dire qu'il est libre pendant 3 mois d'aller voir à droite et à gauche. Original comme congé paternité !
- dans l'ethnie Bara, il est courant de voler un zébu pour prouver à sa promise qu'on est courageux... ce qui n'est pas toujours sans conséquence !
- Toujours chez les Bara, si un enfant est né sous une mauvaise étoile, il est placé devant un troupeau de zébu sortant de l'enclos pour chasser les démons. Si l'enfant n'est pas écrasé c'est que les astres lui sont désormais favorables. Alternative aux zébus : on laisse l'enfant tout seul dans de l'eau, s'il ne se noie pas c'est qu'il n'est plus sous une mauvaise étoile. Cette tradition ne perdure plus que dans quelques villages reculés.
Ces traditions font l'objet de grands débats : notre guide sur Isalo trouve qu'elles coutent trop cher pour les familles, il demandera à ses enfants de ne pas les suivre quand il mourra. D'autre pensent qu'elles sont très utiles pour la société, l'entraide des gens, pour avoir une société moins individualiste.

De retour du trek, on sirote une THB bien méritée avec Heytman et Gaby, un autre guide avec qui nous avons sympathisé. L'apéro s'éternisera pour finir en soirée, les gens sont vraiment trop sympa ici. Le lendemain, Heytman nous invite chez lui pour boire un coup et manger un bout. Une belle rencontre.

Dimanche matin, 11h, finale de la coupe du monde de rugby, France-Nouvelle-Zélande. Quel match ! Match difusé dans l'hotel du breton du village, Berny.

Ensuite c'est la route pour le nord, nos chemins se séparent avec julien et géraldine. C'était bien sympa ce bout de route ensemble. Déjà la fin du voyage pour nous. Que de bons souvenirs :-)

Prochaines nouvelles à la réunion, en attendant profitez des photos que nous n'avons pas mis sur le blog :

concernant la musique locale, elle est très entrainante, les rythmes donnent envie de danser ou de chanter; chose que tout le monde fait d'ailleurs facilement ici.
2 noms d'artistes en tete seulement, celui de Farah Jon's et de Jean Aimé... sinon chercher "musique Sakalave" (une ethnie de mada) dont le rythme est très entrainant!
voila.

vendredi 21 octobre 2011

Au pays des lémuriens et des enfants

Allo la planète ? oui nous sommes toujours vivant ! La fin du voyage approche alors on prend moins de temps pour s'occuper du blog. Et puis il n'y a pas souvent de connexions internet ici ... surtout quand on part plusieurs jours faire de la pirogue :-)

Voilà maintenant une quinzaine de jours qu'on est à Madagascar. Comme le pays est grand et que les transports sont lents, on n'a visité qu'une petite partie du pays. Le temps d'arriver, de voir un peu ce qu'on pouvait faire dans le coin, ça prend déjà quelques jours, ensuite on est parti avec un groupe pour un tour organisé d'une semaine : descente de la Tsiribihina pendant 3 jours en pirogue, Tsingys, baobabs, .... beau programme en perspective.

Arrivée à Tana (Antannarivo, la capitale), on retrouve encore une fois des restes de colonisation francaise : ici ce sont des 2CV et des 4L qui sont recyclées en taxi, une bonne partie de la population parle français, et bien sur il y a toujours l'éternelle “vache qui rit” avec les baguettes :-) Il y a aussi pas mal d'écoles françaises, la plupart des touristes sont francais, ou du moins francophones, ... il nous a fallu un petit temps d'adaptation pour arreter de commander les repas en anglais :-)

Autre moyen transport populaire,le pousse-pousse, ici à Antsirabe.

Sur la route, on profite des beaux paysages, pas aussi verts qu'on pourrait le croire.

Arrivée à Miandrivazo, on embarque sur les pirogues pour 3 jours : 9 touristes, un guide et 4 piroguiers (donc 4 pirogues). Malheureusement en partant on oublie 3 passagers ... 3 poules vivantes chargés de nous garder la viande au frais. Peu importe, on en trouvera d'autres sur la route :-)

La rivière est aussi utilisée par les locaux pour se déplacer en bateau-bus

Nous sommes 2 ou 3 par pirogue, avec un piroguier à l'arrière. Il n'y a pas beaucoup de courant alors il faut pagayer pas mal, heureusement que les piroguiers sont super endurants.

... donc quand les piroguiers rament, les “vazahas”(touristes blancs) trinquent ! Bien installé avec un petit rhum et un soleil de plomb, l'ambiance est très “farniente” :-) Bon de temps en temps on donnait quand meme un coup de main

Sur les rives de la Tsiribihine, quelques villages isolés vivent paisiblement. On a parfois l'impression qu'ils sont peuplés uniquement d'enfants.

Salama vazaha !

Piscine naturelle à coté d'une cascade, un petit bain raffraichissant après avoir pagayé, ça fait du bien :-)

Le soir on bivouaque sur les rives, le guide et les piroguiers nous mitonnent des plats trois étoiles : zébu en sauce, poisson frais (acheté sur la pirogue), poulets (achetés dans un village), et meme du héron ! (animal blessé au bord de la rivière – en fait, une aile cassée et groupe de charognard attendant patiement son repas juste au dessus de lui)

Une fois la pirogue finie, on enchaine avec un autre transport local : la charette à zébu ! une vraie aventure ! Il faut dire que les zébus ne sont pas des animaux très dociles, régulièrement ils prennent des directions différentes, refusent d'avancer ou foncent dans la charette devant !
Sur la photo, notre guide (Condor!) nous montre ses talents :-)

Passage du convoi, des airs de far west ...

Le lendemain, nous avons droit à une journée de 4x4 tout aussi épique. Ci-dessus le passage du bac qui a pris plus de 3 heures !

Nous arrivons ensuite au parc des Tsingys, un site géologique exceptionnel. Il s'agit d'un récif corralien qui est remonté à surface à cause de la tectonique des plaques. La pluie et le vent ont érrodé le plateau et créé un réseau de roches acérées. D'en haut c'est magnifique, c'est tout aussi impressionnant quand on se balade à l'intérieur, un labyrinte de 30m de hauteur !

pont suspendu assez impressionnant

On se balade au milieu équipé comme pour une “via ferrata”

Lémuriens blancs

Un caméléon au premier plan...est-ce que vous voyez le deuxième caméléon en fond ? :-)

Après les Tsingy, on reprend les 4x4 direction le sud, on arrive dans la région des baobabs, ces arbres énormes et très vieux. Ici ce sont les baobabs amoureux.

La fameuse allée des baobabs, site le plus photographié du pays, on comprend pourquoi.

Allez, un petit dernier pour la route, au coucher de soleil

Le trajet se termine à Morondava, une petite ville en bord de mer, où on passe deux jours pour récupérer.

Finalement le temps passe vite, et c'est bientot le départ, alors on a décallé d'une semaine pour profiter encore de ce beau pays et de ses sympatiques habitants.

Et en attendant nos prochaines nouvelles, qui se font de plus en plus rares on en convient, vous pouvez aller jeter un coup d'oeil sur les galeries consacrées à Madagascar :
- l'arrivée
- Antsirabe et Miandrivazo
- la Tsirihina en pirogue
- les Tsingys
- Morondava et les baobabs