lundi 7 mars 2011

de Katherine à Darwin

Fin de la traversée de l'outback (mais pas de notre tour), dernière étape : Katherine Gorge puis direction Darwin.

Katherine Gorge, Nitmiluk en langue locale, treize gorges qui offres de belles balades et points de vue. Pendant la saison sèche il est même possible de se baigner dans la rivière.

Sauf que pendant la saison humide, le niveau de l'eau monte, et des crocodiles de mer remonte l'estuaire... il est alors très dangeureux de s'approcher de berges : baignade et canoes interdits ! Lorsque le niveau de l'eau baissera, les rangers vérifieront pendant une semaine qu'il n'y a pas de crocos qui s'est fait enfermer avant de ré-authoriser la baignade. S'ils en trouve un, ils le remettront à la mer.
En saison sèche il y a toujours des crocodiles d'eau douce mais ils ne sont pas dangeureux pour l'homme.

Le parc est rempli de roussettes, ou flying fox, on se croirait en plein jurassique.

Pour finir en beauté cette deuxième partie du tour, on s'arrête au pub d'Adelaide River. C'est là qu'est empaillé le célèbre buffle qui a joué dans Crocodile Dundee. Mise en pratique de la technique de crocodile Dundee!

dimanche 6 mars 2011

De Alice à Katherine

Après Alice Springs, direction Darwin, au Nord de l'australie.

La paysage change sensiblement le long du trajet, on passe d'un climat aride et désertique à un climat tropical et humide. Encore une fois on aurait plein de choses à vous raconter mais on est obligé de résumer un peu. Il faudra nous demander les compléments quand on rentrera :-)

Notre voyage suit le trajet du télégraphe qui a été construit au 19ème siècle pour relier l'australie à l'angleterre, la ligne part de Adelaide, traverse l'outback jusqu'à Darwin, puis passe par l'asie et l'afrique pour arriver à Londre. L'histoire locale et l'origine des villes tournent autour de cette ligne télégraphique, du chemin de fer et de la seconde guerre mondiale. En effet les américains ont fait des postes avancés tout au long de la route, qu'ils ont goudronnée. Darwin a été partiellement détruite par les japonais.

Pas mal d'heures de route sur cette partie, beaucoup d'outback et de trucs insolites...

Un « Road Train », un train des routes ! Il s'agit de camions qui tractent plusieurs remorques pour approvisionner le pays. Les plus grands qu'on rencontre habituellement mesure jusqu'à 52m, et ont 3 remorques. Certains peuvent avoir 4 ou 5 remorques (plus courtes). Ce sont de vrais mastodontes que rien n'arrêtent, mieux vaut se mettre sur le côté si la route est étroite. Ils ont des énormes « parre-buffles », si jamais ils heurtent un kangourou, une vache ou autre animal, ils ne prennent pas la peine de s'arrêter...
Sur la côte ouest, au dessus de Perth, il y a des dérogations pour les mines : les plus grand Road Train peuvent avoir 6 remorques et mesurer presque 100 mètres !

Une route que nous n'avons pas emprunté : 230 km de piste pour rejoindre une route goudronnée... mais il reste encore 270 km avant la première station ! Mieux vaut partir avec quelques bidons d'avance...
Il est possible de croiser des road trains sur cette route, ils vont chercher du bétail, attention aux gravillons !

Une autre station service de l'outback, si vous faites attention en regardant à gauche de la photos vous verrez quelque chose de surprenant ... Cette petite ville est la capitale australienne du surnaturel et des ovnis ! des scupltures et peintures représentant des martiens sont présentes partout.

Autre ville, autre pub, dans une communauté aborigène, à Aileron. Deux statues immenses d'aborigènes dominent la « ville », une de guerrier, une d'une feme et de son enfant.

Les Devil's Marbles (billes du diable), des étonnantes boules de granites arrondies par l'érosion.

Olwen tente de charmer un serpent, plutôt réussi :-)

Pas de doute, on est dans une région tropicale, qui plus est dans une année particulièrement pluvieuse. 1m20 d'eau sur la route, heureusement qu'il y a un petit pont pour contourner :-)

Un des pubs les plus connus de l'outback, les touristes ont pris l'habitude d'y déposer des affaires personnelles ou des souvenirs de leur pays. Plus de 130 pays y sont représentés!

Un jeune wallaby, dans le « zoo » du pub, pas très farouche :-)

Dans la région mieux vaux faire attention aux panneaux !

Une grenouille verte, sur la cuvette des WC. Elles sont très nombreuses dans les camping où on s'arrêtent. Ca nous change des araignées! (ça c'est olwen qui parle ;-)

Et pour finir, une baignade dans une piscine quasi naturelle qui n'a rien à envier aux trous d'eau du Vanuatu. L'eau mise en pression sort à 34°, elle est translucide, dans un cadre agnifique au milieu des palmiers. On en redemande :-)

Vous en voulez plus ? allez voir les photos sur picasa :-)

PS : quelques mots de vocabulaire australien, utilisés en permanence :
eski = chili bin = glacière
bottle-O = bottle shop = magasin d'alcool (l'alcool n'est pas vendu en supermarché ici)
aussie = australien
we're going to the servo to put some go go juice = on va à la station service mettre de l'essence
barbie = barbecue
mate = pote, amis, mec, ...

samedi 5 mars 2011

Le Red Center

Suite et fin du récit de la première partie de notre tour organisé : en quelque sorte le but du trajet, le « red center » ....

Deux parcs nationaux, à quelques centaines de kilomètres d'Alice Springs, dans le désert. La vedette est le rocher d'Uluru (Ayers Rock), connu mondialement et un des symbole de l'australie.
Mais avant d'arriver sur ces maginfiques sites, il reste un peu de route. On reste dans l'outback, avec les mêmes ingrédients qui nous ont accompagnés les jours précédents :


des paysages magnifiques, notamment au lever du soleil, en 6 jours on ne s'est levé qu'une fois après le soleil... le premier jour !

des station services perdues au milieu de nulle part, seuls points de vie le long de lignes droites sans fin...

des animaux toujours plus insolites ! les chameaux (dromadaires en fait) ont été importé par les européens pour aider à la construction de la ligne féroviaire entre Darwin et adelaide au 19ème siècle. Il y a en a maintenant une quantité énorme en liberté ! On est même libre d'en attrapper un et de la garder pour soi :-)
Le train s'appelle d'ailleursle Ghan, en hommage aux afghans qui sont venus avec leur chameaux à l'époque... sauf qu'en fait, la plupart n'était pas afghans mais pakistanais ou venaient d'autres pays. L'hommage est en quelque sorte raté :-)

un goanna, lézard géant local, dépassant facilement un mètre. Celui-ci nous a rendu visite au camping quand on préparait le repas :-D

notre groupe était très sympa, avec un guide vraiment au top. Petite session didjeridoo autour du feu de camp, avant de dormir à la belle étoile dans les fameux swags (sac de couchage avec petit matelas intégré, spécial «nuit dans le bush »)!

Il ne manque plus que les stars : Uluru et Kata Tjuta

un petit essai d'explication géologique en premier lieu. Attention explications de moi olwen mais avec l'aide de mika soyez rassurés!

il y a bien longtemps, il y avait des montagnes (résultat d'une compression du continent australien) et des glaciers ; les glaciers ont fondu et les montagnes se sont érodées. Les glaciers en fondant ont déposé des sédiments au sol en 2 tas distincts. Un premier tas de sédiments fins qui deviendra Uluru et un second tas de sédiments plus gros qu deviendra Kata Tjuta. Ces sédiments vont s'agglomérer pour former des roches compactes.
Mais pour que ces sédiments deviennent les rochers imposants que nous voyons aujourd'hui, il a fallu l'intervention d'une nouvelle compression!
Pour Uluru la compression a fait se « dresser » hors du sol le tas de sédiments comprimé, pour les Kata la compression a poussé la roche vers la surface en formant un quadrillage de failles. Le côté arrondi est dû à l'érosion,
Et voilà! je recommande à ceux qui n'auraient pas compris de poser leurs questions à mika et uniquement à mika... ou à compléter cette tentative d'explication avec cet outil formidable qu'est internet.

passons à plus « concret » : les photos!

Coucher de soleil sur Uluru, la roche a la particularité de changer de couleur selon l'heure, les nuages, le soleil, .... un spectacle toujours différent

le même Uluru au lever du soleil, vu de l'autre côté bien sûr :-)
C'est un site sacré pour les aborigènes. Les Anangu sont les propriétaires du parc. Les Anangu ont réclamé l'interdiction de l'ascension d'Uluru par les touristes au vu du son caractère sacré ..en vain. Beaucoup de personnes en font donc l'ascension malgré leur requête. Les aborigènes n'ont pas loué ce site à l'Etat de leur « plein gré », la condition de la restitution de leur terre était de les louer avec un bail de 99ans et le droit de gravir le rocher.

une balade de 3h autour de la base du rocher permet de le contempler sur toutes les coutures et d'observer quelques peintures aborigènes. Cela paraît un peu fouilli comme ça, mais en fait ce sont des dessins éducatifs à usages multiples . Leur lecture et leur signification va changer selon plusieurs paramètres: ainsi selon la personne qui va les interprèter et ce qu'elle veut transmettre des pictogrammes utilisés, ces même pictogrammes peuvent etre à l'origine de plusieurs interprétations! C'est comme une encyclopédie culturelle, mais il faut connaître le mode d'emploi :-)

Kata Tjuta (les monts Olgas), qui signifie « plusieures têtes » en anangu, est moins touristique qu'Uluru mais tout aussi impressionnant, voire plus car il y a moins de touristes et on se laisse plus emporter par la grandeur du site. Gravir les Kata Tjuta , site également sacré, est cette fois interdit; les Anangu ont obtenu gain de cause peut-être en « sacrifiant » un peu Uluru au tourisme.. Ce site nous a en tous cas conquis.


Et pour finir en beauté, tel un bouquet final : King's Canyon ! Une balade de 4 heures dans ce décor surnaturel, magnifique !Le canyon s'est creusé dans le grés. Les couleurs, l'architecture, la largeur du canyon...what else ?

Après 3200km en 6 jours, nous arrivons à Alice Springs...mais ça on vous en a déjà parlé. La prochaine fois, la suite du voyage : en route pour Darwin.

Et comme d'habitude, on se limite pas mal pour les photos sur le blog, allez jeter un coup d'oeil dans la galerie, ça vaut le coup

vendredi 4 mars 2011

Coober Pedy


Coober Pedy est la capitale mondiale de l'opale, une pierre précieuse utilisée en bijouterie. Comme la ville est situé dans un coin très aride et chaud (50° en été!), les gens ont recyclé les anciennes galerie pour en faire des habitations. A part les aborigènes, la majeure partie des gens vivent en partie sous-terre : les maisons disposent en principe d'un étage sur terre pour la cuisine et la salla de bain et d'un ou deux étages soterrains pour les pièces à vivre.

Il y a même des églises sous-terraines !

Plusieurs films ont été tournés dans le coin (Mad Max 3, Pitch Black,...) certains réalisateurs estiment en effet qu'en période post-apocalyptique, les villes pourraient ressembler à Coober Pedy .

Un morceau d'opale dans la roche. Nous avons nous aussi été cherché dans les gravats, et nous avons même trouvé plusieurs petits bouts de cette pierre !

Tout le monde ne s'occuppe pas que es mines ici. Nous avons rencontré un couple qui prenaient soins des petits kangourous qui se retrouvaient orphelins après que leur mère ait été tuée dans un accident de voiture. On a même pu en prendre dans nos bras, ils sont trop mignons :-)

PS : comme on n'a pas beaucoup de temps, on ne met pas trop de photos mais elles sont toutes sur la galerie dans picasa